Film Francais

Deux jours à tuer de Jean Becker (2008)  (Film Francais) posté le dimanche 09 novembre 2008 16:33


Date de sortie : 30 Avril 2008

 

Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ?

 

 Pour ceux qui ne connaîtraient vaguement le nom de Jean Becker que d'oreille, il est bon de rappeler qu'on doit à ce réalisateur quelques films français au succès populaire incontestable (Effroyables Jardins, Les Enfants du Marais). Un cinéma certes moins emballant sur le papier qu'un film de genre ou même un drame roumain, mais pourtant, avec Deux jours à tuer, film que nous pistions depuis presque un an, Jean Becker sort de son train-train pour une histoire assez surprenante dans sa filmographie. L'affiche suffit à attirer l'attention avec ses acteurs plus familiers d'un cinéma "plus jeune" comme on le surnommerait caricaturalement (Albert Dupontel, Marie-José Croze), bon indicateur qu'il se trame quelque chose ici.

Après une petite demi-heure de mise en place (complètement inégale, on en reparle après), le ton est définitivement donné par une scène prenant la forme d'un dîner, où Antoine Méliot (Dupontel) va faire imploser ses amis un par un. Un véritable regard à double tranchant sur le concept même d'amitié, étalant l'argumentation du personnage principal mais ne lui donnant jamais raison en y confrontant des réactions chez ses interlocuteurs loin de tout manichéisme.

 

Deux jours à tuer se veut très ambigu dans son propos, peignant le portrait d'un homme qui en cherchant sa liberté est perçu comme égoïste et détestable mais néanmoins très touchant. Pourquoi ? Le scénario ne se dévoile complètement que lors d'un petit twist final, que l'on devine malheureusement très vite, mais dont la force reste sauve grâce à l'honnêteté générale avec laquelle est prise cette histoire. Pas de terrorisme lacrymale ici, Jean Becker est un cinéaste aimant la nature et la simplicité, ce qui se ressent encore plus dans la dernière demi heure certes (qui se déroule à la campagne), mais aussi dans une certaine naïveté positive apportant qualités et défauts.

 

Car oui, Deux jours à tuer possède ses défauts. Ceux-ci résident dans sa forme, le film souffrant d'une première demi-heure parfois bien inquiétante en tant que spectateur, caractérisée par une direction d'acteur beaucoup trop théâtrale (une scène d'engueulade entre les deux acteurs principaux ne fonctionne tout simplement pas) ainsi que des manquements techniques surprenants (dans le premier plan, on voit les gens dans la rue regarder la caméra !). Un film inégal qui ne trouve son équilibre qu'au fur et à mesure de l'histoire, jusqu'à une dernière demi-heure soudainement mieux cadrée, mieux soignée, atteignant le minimum syndical qu'on aurait espéré sur l'intégralité du métrage.

 

Mais le plus gros défaut à pointer du doigt ici est un manque de finesse dans la création de la double lecture au film. Les plans destinés à cette seconde lecture sont affublés d'une lourdeur incompréhensible, comme si Jean Becker, léger et pudique sur tout le reste de la durée, surlignait au stabylo des bouts de dialogues, nuisant finalement à la première vision où l'on comprend tout de suite quelle sera la fin du film. C'est d'autant plus regrettable que si nous n'avions pas vu venir ce twist dès le départ, Deux jours à tuer aurait atteint des sommets et mérité qu'on le hisse au rang de meilleur film français vu depuis des années.

 

Quoiqu'il en soit, Deux Jours a tuer rentre dans la catégorie de ces films au sujet fort, qui touchera d'une manière ou d'une autre. Et en ça, c'est déjà une victoire.

Réalisé par Jean Becker

Avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck  

 

Durée : 1h30

 

 

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Banzaî de Claude Zidi (1983)  (Film Francais) posté le mercredi 05 novembre 2008 20:16

Michel Bernardin est employé à Planète Assistance, société qui aide les Français en difficulté à l'étranger. Sa fiancée Isabelle va quitter son emploi d'hôtesse de l'air pour passer plus de temps avec lui grâce à son amie Sophia qui lui a trouvé un emploi dans son agence de voyages. Mais Isabelle est obligée de rester encore quelques temps à son poste pour quelques vols et va le cacher à son fiancé.

 

 

20 ans après sa sorti en salle le film Banzaï sort enfin en DVD. Ce DVD est plutôt bien réalisé mais il manque cruellement de suppléments. Le scénario quant à lui à un peu vieillit mais le film reste cependant très agréable à regarder. Coluche nous surprend dans chaque scène. Son charisme touche le public et il nous fait rire à chaque phrase, ce qui en fait un bon film.

 

Valérie Mairesse quant à elle jouant la fiancée de Coluche, nous surprend également et colle très bien avec les différentes situations burlesques.Tout ceci en fait un film agréable sans être non plus mémorable, le scénario est un peu dépassé mais le jeu des acteurs parfait. Ce DVD est à avoir absolument pour passé un bon moment.

Réalisé par Claude Zidi

Avec Coluche, Valérie Mairesse, Marthe Villalonga

 

Durée : 1h44

 

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Coluche, l'histoire d'un mec d'Antoine de Caunes(2008)  (Film Francais) posté le vendredi 24 octobre 2008 22:57

Date de sortie : 15 Octobre 2008 

 

 

Septembre 1980. Coluche triomphe tous les soirs au Gymnase. "Comique préféré des Français", il est au sommet de sa gloire ; télés, radios et journaux se l'arrachent, et sa maison est l'endroit où se croise tout ce que le pays compte de vedettes... Toujours prêt à pousser le bouchon un peu plus loin, il décide, pour rire, de poser sa candidature à la Présidence de la République. Très vite, la France se bidonne, l'acclame, le soutient. Les sondages s'affolent, sa cote monte en flèche. Et si finalement un clown se faisait élire Président ? Lui-même commence à y croire...

 

 

En allant voir un film traitant de la vie de Coluche on s’attend à une chose rire et pas forcément autre chose. Antoine de Caunes réalisateur du film Coluche :l’histoire d’un mec, prend un parti pris un peu différent. Celui de nous montrer ce qui se cache derrière la silhouette de l’amuseur public. Le voyage n’est pas forcément drôle et le spectacle peu flatteur et c’est cela qui pourra en déstabiliser plus d’un. Mais au fond de çà, après avoir un peu digérer le film, on finit par se dire qu’il en émane au final un amour assez grand du personnage,Tout était partait d’un canular, une envie de foutre la merde comme disait Coluche, voilà les bases de sa pseudo candidature à la présidence de la république.

 

Un jeu qui pourtant très rapidement va prendre des proportions dantesques quand l’engouement du public dépasse les attentes de Coluche et des siens. C’est cette confrontation au réel que Antoine de caunes décide d’étudier. Ce moment où l’amuseur public cesse d’être pris pour un clown et qu’on le regarde avec sérieux et qu’on l’écoute enfin à sa juste valeur. La situation est clairement celle que l’on voit arriver à Coluche lors de cette présidentielle. Le portrait à de quoi déstabiliser sur deux points : la construction et l’image qu’il donne de Coluche.

Comment parler de Coluche sans parler de la performance de Francois Xavier Demaison. Au-delà de l’imitation pure, il réussit à s’approprier une partie du personnage. On oublie par moment l’acteur pour ne plus voir que le personnage qu’il incarne. Ce n’est pas forcément donner à tout le monde de réussir çà, surtout quand on est encore un « jeune » comédien comme Francois Xavier Demaison. Qu’on aime ou pas le portrait qu’il dépeint de Coluche, il est impossible de nier le talent fou dont il fait preuve en donnant vie à ce rôle. La révélation du film

Malgré les louanges le film n’est pas exempt de défauts. Certains choix de réalisations sont hasardeux. Le fait que le film soit une série de vignettes avec de grosses ou moyennes ellipses entre chaque ne rend pas forcément facile le travail du spectateur. Il est par moment difficile de s’attacher à l’histoire en elle-même vu que l’on est balancer d’un point à l’autre parfois beaucoup trop vite.

 

 Malgré ces quelques défauts et choix hasardeux le film réussit quand même à mettre en images une autre facette de Coluche, brute de décoffrage mais qui au final est beaucoup plus respectueuse du personnage qu’on ne le pense au début. On y découvre un humain comme nous avec ses failles et capable de faire des erreurs. Parfois c’est bon de se rendre compte que ceux qu’on met sur un piédestal font eux aussi des conneries comme nous autre. Un vrai film intéressant !

Réalisé par Antoine de Caunes

Avec François-Xavier Demaison, Léa Drucker, Olivier Gourmet  

Durée : 1h43

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Mesrine de André Genoves (1984)  (Film Francais) posté le vendredi 24 octobre 2008 14:50

Sortie : 29 février 1984

 

Jacques Mesrine, ennemi public N°1, a été un criminel marginal et solitaire. Sympathisant de l'extrême-gauche, il s'est battu pour l'abolition des quartiers de haute sécurité. Hold-up, prise d'otages, il n'hésitera pas lors de ses cavales à narguer la police en faisant de nombreuses déclarations à la presse. Après une longue enquête, Mesrine sera abattu par les hommes du commissaire Broussard.

 

 

Aprés avoir vu l'instinct de mort de Richet, il fallait que je vois le Mesrine de André Génoves, L’histoire de Mesrine est assez riche pour en faire un sujet de film. Le début est un peu raté mais après on entre dans le film qui évoque les 2 dernières années de Mesrine.

Parfois cela va un peu vite et le réalisateur se contente de faire succéder une suite de faits sans trop d’explication. A défaut d'être passionnant, on regarde ce film avec intérêt, c'est construit comme un thriller notamment la scène ou Mesrine est abattu. Le réalisateur ne glorifie pas cet ancien ennemi public n°1.

 

 

 

Un film de André Génovès
avec Nicolas Silberg, Caroline Aguilar

 

Durée 1h46

 

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Mesrine : L'instinct de Mort de Jean Francois Richet (2008)  (Film Francais) posté le jeudi 23 octobre 2008 23:30

Date de sortie : 22 Octobre 2008 

 

 

Des années 60 à Paris au début des années 70 au Canada, le parcours criminel hors norme d'un petit voyou de Clichy nommé Jacques Mesrine.

 

 

L'Instinct de mort, -presque- biopic adapté du roman éponyme écrit par Mesrine lui-même, nous permet d'introduire ce personnage aussi fascinant que terrifiant qu'est ce gangster des années 70. Le film débute par la toute fin de la chasse à l'homme à savoir son assassinat Porte de Clignancourt. Cette séquence coup de point passée, nous voilà parti en pleine guerre d'Algérie alors que Mesrine est un jeune adulte. Cette courte séquence permet de poser certaines bases censées nous aider à comprendre la psychologie du personnage et le pourquoi du comment de ses actions et de son devenir.

 

Une fois revenu en France, le film s'accélère. Bien que l'ensemble demeure intimiste, les actions sont nombreuses et le rythme haletant. Jean-François Richet le réalisateur a visiblement conservé sa "patte américaine" d'Assault sur le central 13 pour nous proposer un film de gangster bien français mais très dynamique, presque épuisant. Les nombreux personnages et seconds rôles complexifient un tantinet l'histoire sans jamais la desservir.
Ce premier film principalement axé sur l'évolution de Mesrine, nous emmènera aux quatre coins du monde notamment lorsque lui et sa compagne Jeanne Schneider (interprétée par Cécile de France) vivront leur vie à la Bonnie & Clyde jusqu'à une arrestation inévitable.
Sans jamais tomber dans l'idolâtrie du personnage de Mesrine, le film assume ses partis pris et met régulièrement en avant ses actions quasi héroïques (principalement à base d'évasions spectaculaires ou d'attaques de banques). N'est pas le plus célèbre gangster français qui veut. Victime d'un scénario ultra dense, le film est très rapide tant et si bien que certains seconds rôles se retrouvent un peu trop vite expédiés. Ainsi, Cécile de France, bien qu'occupant une place de premier ordre n'est visible à l'écran que 10 ou 15 minutes maximum.



A la fois très sombre et réaliste (de nombreuses scènes assez dures sont filmées en frontal), L'Instinct de Mort sait également montrer Mesrine bonhomme et drôle quand la situation le demande. Cette ambigüité vis-à-vis du personnage me permet de faire un rapprochement, peut-être un peu osé, mais avec La Chute où l'on voyait les deux facettes d'Hitler. Sans vouloir comparer l'incomparable, le monstre qu'il était n'était pas uniquement montré du coté horrible mais également du coté humain ce qui le rendait à mon sens encore plus terrifiant. C'est un peu ce que l'on ressent pour Mesrine que le film rendrait presque sympathique.

 

L'Instinct de Mort est selon moi une production française haut de gamme, parfaitement maîtrisée tant du coté face caméra avec un Vincent Cassel en grande forme et d'une justesse impeccable que de l'autre coté avec Jean François Richet qui apporte un regard sombre et une réalisation ultra dynamique à l'ensemble. C'est propre, net et sans bavure.



Sans être parfaite, cette première partie est une vraie réussite.

 

Réalisé par Jean-Francois Richet

Avec Vincent Cassel, Cécile de France, Gérard Depardieu  

 

Durée : 1h53

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