Saga James Bond

James Bond contre Dr NO de Terence Young (1963)  (Saga James Bond) posté le mercredi 12 novembre 2008 21:48


 Sortie le: 27 janvier 1963

 

James Bond, l'as des services secrets britanniques, est envoyé à la Jamaïque pour enquêter sur la mort suspecte d'un collègue et de sa secrétaire. A peine arrivé dans l'île, où il entre en contact avec un agent du F.B.I, il est pris en filature et échappe de justesse à plusieurs attentats orchestrés par le mystérieux Docteur No...

 

Toute légende a un commencement. Pour James Bond, l'aventure a d'abord été littéraire avant de s'imprimer pour la première fois sur pellicule avec James Bond contre Dr No où tous les ingrédients ayant fait la renommée de la franchise James Bond sont déjà présents (à la différence notable des célèbres gadgets de Q) au point d'être devenus incontournables. Scènes d'actions menées tambour battant, superbes bolides lancés à un train d'enfer et Bond Girls toutes plus belles les unes que les autres, James Bond contre Dr No s'inscrit directement dans la lignée du film d'espionnage old school où l'importance de l'intrigue n'a d'égal que le charisme du célèbre agent secret.

 Et il faut bien reconnaître qu'en la matière Sean Connery représente LE choix logique pour tout fan de Bond qui se respecte puisque force et séduction se fondent parfaitement dans le personnage grâce au magnétisme de l'acteur. Ce dernier apporte tout son charme au plus mythique des agents secrets, définissant par là même la ligne directrice pour ses successeurs qui peineront toutefois à l'égaler.

James Bond contre Dr No est avant tout un film d'espionnage haletant servi par des moments de bravoures illustres comme autant de scènes inscrites à jamais dans la mémoire cinéphilique : de la première apparition de James Bond au casino de Monte Carlo à l'arrivée de la sculpturale Ursula Andress. D'une beauté époustouflante, l'actrice porte fièrement le titre de première Bond Girl et reste encore aujourd'hui l'un des plus beaux fantasmes cinématographiques.

De fait, c'est avec une certaine nostalgie qu'on replonge dans cette première aventure où le plus british des espions affronte un génie mégalo qui n'aura de cesse d'essayer de le tuer comme tout bon bad guy qui se respecte. Et pourtant à aucun moment le film ne semble désuet tant il se focalise sur une approche frontale des événements que ne viennent à aucun moment contrebalancer l'éventuel héritage pop que son fameux générique laissait augurer.

Si le film de Terence Young pose efficacement les bases de ce qui deviendra la plus légendaire saga d'espionnage du cinéma, et tient une place particulière dans le cour des fans (beaucoup considérant qu'il s'agit là du premier et donc du meilleur James Bond), il faudra pourtant attendre Goldfinger pour que Bond puisse se hisser fièrement au panthéon des plus grands mythes du cinéma.

 

Avec Sean Connery, Ursula Andress, Joseph Wiseman, Jack Lord ...

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Casino Royale de Martin Campbell (2006)  (Saga James Bond) posté le jeudi 06 novembre 2008 20:11


Date de sortie : 22 Novembre 2006 

 

Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d'une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l'accompagne afin de veiller à ce que l'agent 007 prenne soin de l'argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu.
Alors que Bond et Vesper s'efforcent d'échapper aux tentatives d'assassinat du Chiffre et de ses hommes, d'autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables...

 



Dès les premières scènes ce nouveau Bond, le ton est donné. Un prologue épuré et monochrome, pour un film plus rationaliste, cérébral, racé. Pas de sexe, peu de répliques très mordantes et d’ironie, qui émaillaient L’homme au pistolet d’or et autre Moonraker. Tout en muscles, faciès impassible, Daniel Craig, choix en tous points pertinent, incarne le célèbre agent, passant enfin le cap du deuxième millénaire. Les critères sexy ont été abandonnés. Il était temps.

 



Et pour combler son retard, le réalisateur Martin Campbell (qui avait déjà apporté un nouveau souffle avec Goldeneye) met les bouchées doubles, avec des courses-poursuites dès le premier quart d’heure proprement hallucinantes : rebond sur les murs d’un chantier, saut de plusieurs étages entre deux grues… (superbe travail des cascadeurs).

 

 

Faisant passer Yamakasi pour un aimable long-métrage amateur. C’est dire. Le cinéaste, malin, sait aussi doser ces scènes speed, avec d’autres plus psychologiques (la partie au Casino avec Le Chiffre / Madds Mikkelsen) - un cocktail idéal. Exit en revanche les jolies filles à la pelle, et gadgets obsolètes, au profit d’atermoiements et une intrigue moins farfelue.


Le 11 septembre 2001 étant passé par là, comme l’illustre cette scène à l’aéroport de Miami. La menace est mondiale, et le terrorisme sous-jacent. Place également aux failles, loin de l’arrogance du héros de Meurs un autre jour.

 


Casino Royale se révèle un retour aux sources profitable pour James Bond. Une bonne assise et un sacré coup de fouet pour un nouveau départ d’une saga exsangue, dont on croyait avoir fait le tour. Sans pour autant se désolidariser de ces prédécesseurs, ce nouvel opus salutaire et résolument à part, s’offre même le luxe de dresser un pont avec les autres épisodes, dans une sentence connue et reconnue de tous : "Mon nom est Bond. James Bond"… La réplique qui tue, délivrée comme un cadeau aux fans de l’agent double.

 

 

Réalisé par Martin Campbell

Avec Daniel Craig, Eva Green, Mads Mikkelsen  

 

Durée : 2h24

 

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