Réalisé par James Cameron
Pour ce second opus, James Cameron bénéficié de moyens importants mais conserve surtout l’entier contrôle de son œuvre : cette suite ne peut donc qu’être une réussite.
Le réalisateur utilise le principe (qu’il a lui-même développé dans son Aliens) selon lequel un bonne suite doit prendre à contre-pied le postulat du film original : ici Schwarzenegger devient le héros positif même si cela n’est pas dévoilé immédiatement. Au début du film, jusqu’à la première fusillade, un léger doute est de mise malgré le fait que le T1000 soit présenté de façon beaucoup plus sèche comparé au second degré concernant le T-800. Pour lui, c’est une véritable cool attitude (Harley + fringues + lunettes) qui prime et l’iconisation westernienne fonctionne à plein. Dès les premières images, le souffle de l’apocalypse se fait ressentir avec le parc enfantin en feu auquel suit un violent combat dans le futur. Mais ce qui prime dans cette épisode, ce sont les personnages. Etant donné que les événements (dramatiques) futurs ne sont encore que des suppositions, c’est par les trosi personnages que toute l’atmosphère (et pas seulement apocalyptique) va converger. On peut d’emblée stigmatiser la relation qui se noue entre le T-800 et John qui se trouve être le cœur du film. Par rapport au premier opus qui demeurait une série B pure et dure, ce couple va amener de l’humour, un second degré et au final une certaine tendresse. Le T-800 est déstabilisé par la verve du gamin (sans jamais tomber dans la parodie pure, contrairement au troisième épisode réalisé par Jonathan Mostow) : sa condition de machine avec raisonnement binaire est mise à mal et au fur et à mesure d’un apprentissage (Hasta la vista Baby !) il va devenir quasi humain lors d’un final carrément touchant. Alors que le T-800 esquisse des sourires humains en coin, on peut considérer que les trois héros forment une véritable famille recomposée où la machine devient le seul recours d’une mère et d’un fils paumé dans la guerre contre les machines. Qui a dit qu’un des thèmes favoris de James Cameron était la fascination/répulsion qu’il éprouvait envers les machines ? Autre caractéristique typiquement cameronienne : le personnage féminin. A cet égard, cette Sarah Conor est sa meilleure représentation dans la filmographie du réalisateur. C’est bel et bien elle la véritable héroïne de la saga (d’où le problème de sa non présence dans le III…). C’est de loin le personnage le plus complexe psychologiquement. Elle a une sorte de folie éclairée et son trauma (voir d’ailleurs l’impressionnant scène où elle se retrouve pour la première fois confrontée au nouveau T-800) mène le film. C’est à la fois une action-woman complète (le premier plan où elle apparaît, la scène où elle veut dessouder Joe Morton, toutes les scènes de combats) mais aussi une femme fragilisée par laquelle converge le cauchemar du jugement dernier : le leitmotiv du film que sont les enfants entrain de jouer jusqu’au rêve atroce de l’apocalypse nucléaire. Un profond et fascinant doute existe en elle et Sarah Connor devient un des plus intéressant personnage de l’Histoire du Cinéma…



L'histoire :
En 2029, après leur échec pour éliminer Sarah Connor, les robots de Skynet programment un nouveau Terminator, le T-1000, pour retourner dans le passé et éliminer son fils John Connor, futur leader de la résistance humaine. Ce dernier programme un autre cyborg, le T-800, en l'envoie également en 1995, pour le protéger. Une seule question déterminera le sort de l'humanité : laquelle des deux machines trouvera John la première ?

La sortie de ce film avait été saluée par les amateurs d'effets spéciaux car l'utilisation répétée de la technique du morphing(transition fluide d'une forme à l'autre) était à l'époque une véritable révolution.
- 1991 : Oscardes meilleurs effets visuels
- 1991 : Oscardu meilleur montage sonore
- 1991 : Oscardu meilleur son
- 1991 : Oscardes meilleur maquillage
Michael Biehna joué des scènes pour ce film en interprétant son personnage, Kyle Reese, mais ces scènes ont été coupées au montage par James Cameron.
Malgré les effets spéciaux novateurs du film, James Cameron eut recours à des effets spéciaux "naturels", l'utilisation de jumeaux :
- Don et Dan Stanton jouèrent le rôle du gardien de l'hôpital psychiatrique (celui qui meurt près de la machine à café).
- la propre sœur jumelle de Linda Hamilton, Leslie Hamilton, joua plusieurs rôles dans Terminator 2, le seul film dans lequel elle joua. Elle joue le rôle du T-1000 quand celui-ci se "morpha" en Sarah Connors pour abuser John Connors, et en Sarah Connors dans la fameuse scène du rêve (explosion atomique).

Date de sortie : 16 Octobre 1991
Avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Edward Furlong
Durée : 2h 15min.
Année de production : 1991
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : Terminator 2 : Judgement Day
Film qui a inspiré la série The Sarah Connor Chronicles
Distribué par Columbia TriStar Films
Ma note : 18/20
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