Depuis vingt ans, le croquemitaine Michael Myers anime la série Halloween à sa façon. Soit, en véritable machine À tuer, par le meurte systématique de tous ceux qui se trouvent sur son chemin.Et ça en fait du monde ! Revue de détail sanglante, depuis le premier opus jusq'au dernier?

La nuit des masques (1978, John Carpenter)

Pas question de céder au gore : John Carpenter volt les choses ainsi dans le premier volet à la croisade sanglante du petit Michael Myers, croquemitaine qui choisit judicieusement la nuit d'Halloween pour larder sa sœur de coups de couteau après qu'elle a commis le péché de chair. Précoce (il n'a que 7 ans), Myers entreprend déjà de faire la fortune des pompes funèbres de la région. Au terme d'un séjour de deux décennies en asile, il remet ça et revient sur les lieux du crime, à Haddonfield, Illinois, décimant l'entourage de Laurie Strode (Jamie Lee Curtis) : l'une de ses copines est égorgée, l'autre étranglée avec le fil du téléphone. Après l'amour, évidemment. Quant à son amant, il ne survit pas à la recherche d'une bière dans le réfrigérateur : Myers le poignarde avant de le clouer au mur, à hauteur de plafond. Coriace, Laurie teste pour la première fois ses nerfs et l'endurance de Michael Myers : une aiguille à tricoter dans le cou, un cintre dans l'oeil, un coup de couteau dans la poitrine, six pruneaux dans le buffet et une chute depuis un balcon... Autant de caresses pour ce véritable Terminator de la camisole qu'est Michael Myers !
Halloween 2(1981, Rick Rosenthal)

Produit et écrit par John Carpenter, Halloween 2 enchaîne directement sur le premier. Blessée à l'épaule gauche et à la cheville, Laurie Strode file pour l'hôpital. Armé du couteau qu'une ménagère utilise pour tartiner des sandwiches, Michael Myers la poursuit, lui-même poursuivi par le Dr. Loomis,son psychiatre. Usant d'un clone comme subterfuge, l'authentique poignarde une énième innocente. A l'hosto de Haddonfield, le tueur débusque de quoi opérer un deuxième génocide : des seringues vidées de leur contenu dans la région de l'œil (un toubib, une infirmière), un bain thérapeutique bouillant (une infirmière déjà chaude), un bistouri (une infirmière arrachée du sol, un ambulancier amoureux de Jamie Lee, un flic), un appareil à dialyse (idéal pour soulager une infirmière de tout son sang)... Et aussi un marteau (réservé à la boite crânienne d'un gros employé des Télécom) et un garrot (fatal au rythme respiratoire d'un ambulancier libidineux)...Dix cadavres après, Michael Myers, criblé de balles et aveuglé, flambe dans l'embrasement de plusieurs bonbonnes d'oxygène, aux bons soins du Dr. Loomis.
Halloween 3, le sang du sorcier (1982, Tommy Lee Wallace)

Calciné dans le précédent HAlloween, Michael Myers fait relâche dans cet opus 3, produit par John Carpenter, sorte de séquelle dissidente. En effet, Myers passe le flambeau à Cochran, fabriquant de jouets nettement plus ambitieux. Inventeur du papier hygiénique adhésif, Cochran n'est cependant pas un rigolo. Rénovateur des légendes celtiques liées au culte ancestral d'Halloween. Il met sur le marché des millions de masques hideux. A un signal émis par un spot publicitaire et relayé par une puce électronique, les tronches de latex libèrent moult reptiles et insectes . Cochran vise tout simplement à l'extermination d'un fort pourcentage des petits Américains. Dans sa lugubre entreprise, il emploie des robots fringues comme des cadres, prêts à s'immoler et prompts à écrabouiller les crânes des gêneurs d'une traction des deux mains...
Halloween IV (1988, Dwight Litlle)

Par les dollars alléchés, le producteur Mustapha Akkad demande à quelques scénaristes de ressusciter Michael Myers et le Dr. Loomis, ordre observé dès le générique. Le croquemitaine défonce le crâne d'un ambulancier qui prend sa tension et met en pièces ses deux collègues. Sosie de la Momie avant d'enfiler son masque favori, le croquemitaine emploie cette fois-ci un pied de biche (pour un mécano) puis un fusil dont il transperce la coquine fille du shérif... Figurent également à son palmarès une serveuse, de nombreux flics (il en égorge un en solo puis attaque le commissariat), un ouvrier EDF (grillé sur des résistances électriques) et des chasseurs lancés à ses trousses (deux poignardés, le troisième perd la tête). Lesquels avaient lourd sur la conscience pour avoir déjà abattu un innocent, le confondant avec leur gibier ! Il essuie un tir de barrage de la police, puis s'effondre dans une fosse creusée au milieu d'un cimetière. Tout ça pour faire la peau à la petite Jamie, fille de la "défunte" Laurie Strode. Possédée par l'esprit du tueur, la gamine larde sa mère adoptive de plusieurs coups de couteau. Le prélude à une nouvelle hécatombe...

Halloween V ( 1989, Dominique Othenin-Girard)
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Ingrat, Michael Myers brise sa nuque au vieil S.D.F. qui l'aura recueilli après sa fuite de la sépulture dynamitée par les flics. Un début plutôt sobre. La suite l'est moins : Myers emploiera ciseaux (une jolie blonde), fourche (celui qui l'avait provoqué en reprenant son déguisement, deux flics idiots), faux (une autre blonde), corde (l'adjoint du shérif) et binette (un sosie de Fonzie) pendant sa promenade. Aussi routinier dans ses forfaits que peu original dans le choix de ses armes, Michael Myers continue de traquer Jamie, télépathique-ment connectée à lui. Intervient juste à temps le Dr. Loomis qui, au bord de l'infarctus, s'écroule sur celui qu'il aura drogué et achevé à coups de madrier. Promis à un séjour ad vitam asternam dans un quartier de haute sécurité, Myers est in extremis sorti de prison par un énigmatique cowboy, assassin de tout le personnel du commissariat...
Halloween VI, la malédiction (1995, Joe Chappelle)

Evadé du pseudo-hôpital où une secte d'adorateurs du Mal l'entretenait, Michael Myers remet le couvert, pas fatigué que les scénaristes lui servent toujours le même menu. Premières victimes : une infirmière dont il plante la tête contre un clou, et un camionneur dont il dévisse le crâne. Tout ça à mains nues. Pour éviter de sombrer dans la morosité, le croquemitaine recourt à la hache (une ménagère), à une barre de fer (son mari), à une machine agricole (une jeune mère, empalée) et au traditionnel grand couteau (deux jeunes tourtereaux). A l'aide d'un autre couteau, spécial amputation en chirurgie, il massacre tout le personnel d'un bloc opératoire dont le seul survivant périt peu après en embrassant de solides barreaux. Quand il soigne le boulot, Michael Myers décore de lampions un animateur radio, au préalable lacéré, et le pend à un arbre. Joli. Comme toujours, Myers survit. Cette fois à une méchante chute dans les escaliers, à des coups de tisonnier, de feu et d'un tuyau de plomb. Autant lui envoyer des boulettes de papier
Halloween, 20 après (1998, Steve Miner)

En 1998, le producteur Moustapha Akkad est traversé d'une idée de génie : baser le marketing d'un nouveau Halloween sur les 20 ans de la série commencée en 1978. Le film est donc tout naturellement intitulé 20 ans après, et affiche un casting alléchant pour le fan de base : Donald Pleasence ayant cassé sa pipe, c'est naturellement Jamie Lee Curtis " Laurie Strode "qu'on voit revenir dans la franchise, désormais cachée sous la nouvelle identité de Keri Tate ; mais on croise également Janet Leigh, la mère de Jamie Lee Curtis, célèbre pour son rôle de scream queen dans... le Psychose, le grand-père du slasher movie réalisé par Tonton Hitchcock ; à la réalisation, on trouve Steve Miner, à qui on doit notamment House et deux épisodes presque bons de Vendredi 13. Parmi les acteurs, on aperçoit également Josh Hartnett (dans son premier rôle !) et LlCool J.S'ouvrant sur la même chanson que Halloween 2 (« Mister Sandman, bring me a dream... »), le film se regarde sans déplaisir, essentiellement pour sa résurrection de l'affrontement Laurie / Michael, propre à ravir le nostalgique. La fin quant à elle paraissait sérieusement définitive à l'époque de la sortie, et on peut s'étonner que les producteurs se soient ingéniés à pondre (encore !) une suite à ce septième opus.

Halloween Resurection (2002,Rick Rosenthal)

L'appât du gain aidant, on vit débarquer quelques années plus tard cette Résurrection surprenante, de loin le point le plus bas de la saga, qui pourtant n'avait pas pris l'habitude de voler bien haut. Le scénario ? Une émission Internet (déjà) de télé-réalité (bravo) organisée par un fan d'arts martiaux (le rappeur Busta Rhymes, youpi), qui consiste à faire entrer 6 jeunes dans la maison natale de Michael Myers. Un concept tout pourri qui n'arracherait qu'un maigre bâillement au spectateur de l'émission si le vrai Myers n'était pas déjà planqué dans ladite maison... Pour en arriver là, il a fallu gober que la fin du film précédent nous montrait la mort d'un innocent (mouais), et assister à un pré-générique d'un quart d'heure (on ne se plaint pas, c'est le seul moment regardable du film) qui règle son compte sans raison au personnage de Jamie Lee Curtis (on l'imagine face aux producteurs : « mais tuez-moi bordel, qu'on en finisse »). Pour l'anecdote, on remarquera que le réalisateur Rick Rosenthal est le seul à avoir dirigé deux films de la saga, à ce détail près qu'il n'a pas bénéficié deux fois de l'aide d'un Carpenter pour sauver les meubles...Après cet étron essayant péniblement de surfer sur les récents succès de la trilogie Scream (pour la distanciation parodique) et du Projet Blair Witch (pour le côté caméra embarquée à l'image vidéo granuleuse), sans compter le honteux plagiat du Voyeur de Michael Powell au détour d'une scène (étant donné le public visé, on ne peut pas raisonnablement penser qu'il s'agisse d'un hommage), la saga semblait foutue. C'était sans compter sur Rob Zombie, qui fait table rase de toutes ces suites pour proposer dans son Halloween à lui un retour aux sources du mal. Il était temps de tourner la page sur la première époque.

Halloween Remake(2007, Rob Zombie)

Pour une fois il n'aura pas fallu attendre plusieurs
années afin de voir le nouveau Rob Zombie ! A peine quelques
semaines apres sa sortie US, voila le nouveau chapitre de la saga
Michael Myers qui arrivent sur nos écrans. Un grand merci a la
Weinstein Company !
Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, ce nouvel épisode
n'est pas la neuvieme suite du chef d'oeuvre de John Carpenter mais
une relecture du mythe qui se permet de plonger dans les origines
du monstre avant de revenir sur l'histoire que les fans connaissent
tous. Rob Zombie a longtemps hésité avant d'accepter de faire
cete nouvelle version et c'est seulement avec l'aval de John
Carpenter qu'il s'est attelé a l'ecriture et a la réalisation de ce
qui sera son troisieme film.
Apres La Maison des 1000 Morts et The Devil's Rejects qui avait
révélés les talents de réalisateur du chanteur Rob Zombie dans deux
styles d'horreur bien differents, ce nouveau Halloween montre
encore une nouvelle facette du talent de M. Zombie qui s'approprie
le style éculé du slasher. On ne peut oter a John Carpenter le fait
qu'il a inventé un genre majeur avec le premier Halloween, mais il
faut reconnaitre que depuis 1971 son film a tout de meme bien
vieilli. Wes Craven avait déja réussi a relancer le genre avec la
saga Scream, mais Rob Zombie la depoussiere totalement en donnant
un sacré coup de jeune dans la réalisation.

Bon Halloween à tous...


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