Suck de de Rob Stefaniuk  (Horrorland) posté le mardi 24 août 2010 18:46

Suck Vampires Rock

 

 

Un film de Rob Stefaniuk

Avec Alice Cooper, Rob Stefaniuk, Jessica Pare, Iggy Pop,,Malcolm Mc Dowell,Moby, Dave Foley

Date de Sortie : 28 Septembre 2010

Durée : 1h31 ...

Genre : Drakrockla

Note : ♥ ♥ / ♥ ♥ ♥ ♥

 

Ze Chronik :

Suck est une gentille comédie horrifique, cependant bien réalisé,et très fun.Le film raconte le road movie trippant et parfois débile d'un jeune groupe,The Winners, de rock qui est prêt à tout pour devenir populaire,et connaître enfin la gloire,malheureusement leur jolie bassiste, après une charmante soirée avec un inconnu morbide(imaginez le chapelier fou de Burton croisé avec Dany Filth)qui va la transformer en vampire.Dès lors, tout va partir en vrille.Réalisé par Rob Stefaniuk,"Suck" se montre distrayant et bordé d'humour sarcastique,oui on se marre beaucoup, notamment à certaines répliques savoureuses, et quelques situations cocasses.Niveau casting on est servi par de nombreuses stars du rock, que ce soit Moby,ici qui joue une rock star et se la joue gros macho de la scène, Alice Cooper tient toujours son image de star diabolique et funeste,Iggy Pop, Henry Rollins(Heat,Lost Highway)en animateur loufoque de radio et Alex Lifeson(membre fondateur du groupe Rush),qu'on retrouve dans une scène à mourir de rire.Malcolm Mc Dowell(Orange Mécanique) trouve ici un rôle de chasseur de vampires prêt à tout pour tuer le charmant groupe,(jouissif aussi de le revoir, dans une scène flashback jeune dans le film "O Lucky Man").

 

 

 

L'histoire tient parfaitement debout,quelques références à quelques albums du rock bien connues,on se sent en harmonie et on trip au sein de ce groupe joués par la belle Jessica Paré(Rencontre à Wicker Park ),Rob Stefaniuk(le réal ici en meneur),ou encore Dave Foley en manager dingo.Une bande son hard rock du tonnerre,de bonne blagues potaches,du sang, de belles images digne d'un clip tonitruant de Mtv,Suck à tout d'être la comédie sanglante rock qui renouvelle et se moque aussi du genre,au final elle se trouve mordante à souhait,cool,une belle petite réussite rigolo,bien troussée à voir entre potes avec de la bière ;-)

 

 

Synopsis :

Un petit groupe de rock est prêt à tout pour devenir célèbre. Leur carrière décolle lorsque leur jolie bassiste devient un vampire...

 

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Blade 2  (Super Héros) posté le dimanche 30 mai 2010 13:06

 

Blade 2

Un film de Guillermo del Toro

Avec Wesley Snipes, Kris Kristofferson, Ron Perlman

Date de sortie : 19 juin 2002

Durée : 1h52

Genre : Une suite mordante

Interdit aux moins de 12 ans

Note : ♥ ♥ ♥ / ♥ ♥ ♥ ♥

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Ze Critique : Suite de Blade de Stephen Norrington.Cette fois-ci on retrouve Guillermo Del Toro(Le labyrinthe de Pan, Hellboy, Mimic) derrière la caméra.Wesley Snipes retrouve son personnage haut en couleur.Cependant même si ce deuxième volet reste un peu en dessous du premier épisode,au niveau du scénario, il gagne en beauté visuelle, en atmosphère étouffante et dégage beaucoup plus de scènes d'actions un peu à la "Matrix"(toujours aussi bien maitrisées ).La mise en scène de Del Toro, d'une ambiance techno-gothique(comme Mimic ou Le labyrinthe de Pan) est bluffante, on retrouve même un style très "manga" penchant vers le coté "Akira" et "Ghost in the Shell" surtout dans l'action et jeu vidéo( les coups d’épées meurtriers à la Devil May Cry par ex..)Coté casting,Ron Perlman(La guerre du Feu, Hellboy)vole souvent la vedette à Snipes et s'amuse beaucoup, sa présence est diaboliquement dynamisante.Kris Kristofferson (Payback) revient en pleine forme, et Luke Goss du groupe "Bros" joue un excellent méchant..On pourra juste regretter que le coté romantisme entre Blade et Nyssa(la touche féminime du film) faiblit un peu le film.Avec une intro spectaculaire qui nous coupe le souffle,sa bande son du tonnerre(Mos def et Massive Attack à la Bo) et ses nombreux rebondissements, Blade 2 reste une très bonne suite divertissante, musclée, survitaminée,sanglante,de quoi nous donner les crocs ;-)

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Synopsis : Blade, un être mi-homme mi-vampire, s'est juré d'exterminer jusqu'au dernier ces créatures assoiffées de sang qui ont tué sa mère et l'ont contaminé. Epaulé par Whistler, son mentor, il est bientôt rejoint par Scud, un informaticien fidèle à sa cause depuis que Blade l'a sauvé des crocs des vampires. Face à eux, un groupe de vampires d'élite connu sous le nom de Bloodpack. Dirigée par la jeune Nyssa, une experte en arts martiaux, cette équipe s'entraîne dans un seul but : tuer Blade. Mais les priorités changent. Une nouvelle menace vient de faire son apparition sous les traits de Jared Nomak. Ce dernier est l'hôte d'un virus hautement contagieux et mortel pour l'homme et les vampires. Les deux races vont devoir unir leurs forces pour éliminer Jarek et les Reapers, une nouvelle espèce de créatures qu'il a engendrée. --------------------------------------------------------------------

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Bloody Week End  (Divers) posté le jeudi 27 mai 2010 22:24

 

Tu as toujours voulu dire à Freddy krueger à quel point il t'as fait passer des nuits insomniaques, de dire à Michael Myers que son masque blanc t'a fait flipper,de dire à Regan à quel point elle t'as fait tourner la tête,de dire à Jason Voorhees que tu n'as jamais plus du tout camper en fôret, de dire à Chucky que depuis tu kiffes le métal et les poupées, de dire au Jeepers qu'il ne t'as plus du tout fait envie de rouler la nuit, de dire à Pinhead que tu connais le film Hellraiser Barker,De dire à Candyman que depuis tu evites de chuchoter son nom dans les miroirs, ou de dire à Ash que depuis Evil Dead tu evites d'ecouter les vieilles bobines des magnétophones, de Dire A Damien que depuis que tu l'as connu, ton regard des autres ont changés,De dire à Elmer que depuis tu te drogues plus et que tu est devenue végetarien,De dire à Leatherface que depuis tu ne porte plus de cuir, et que ta tronçonneuse est en panne..............

 

LE FILM HAUTE TENSION DE ALEXANDRE AJA SERA PROGRAMMe... La Meute sera programmé aussi Jo Prestia(La Horde, Irréversible) sera en dédicace

 

LES DERNIERES INFORMATIONS AU QUOTIDIEN SUR LES EXPOSANTS QUI SERONT PRESENTS AU BLOODY WEEK-END Ouverture de l'antre de la folie : Samedi 17 juillet 2010 9h00 Fermeture des portes : Dimanche 18 juillet 2010 00h00 *****

Bref viendez tous au Bloody Week End !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! **** ENTREE / 35 EUROS LES DEUX JOURS ET ADHESION A L'ASSOCIATION BLOODY ZONE. Envoyer votre adresse postale à : EMAIL: loicbugnon@hotmail.fr INSCRIPTIONS et renseignements: ASSOCIATION BLOODY ZONE LOIC BUGNON 16 RUE DE COMBERUT 25700 VALENTIGNEY TEL : 06.75.85.27.63

 

Ou me contacter sur Facebook( Gaëtan Deshayes)

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The Human Centipede  (Horrorland) posté le jeudi 27 mai 2010 00:13

Blog de cinethek :Tchi Tcha, The Human Centipede

The Human Centipede (First Sequence)

Un film de Tom Six

Avec Dieter Laser, Ashley C. Williams, Andreas Leupold

2009

Durée :1h30

Genre : 1+1+1 =1

Interdit aux moins de 16 ans

Note : ♥ ♥ ♥ ♥ / ♥ ♥ ♥ ♥ 

Ma Critique :

 

Film Choc !!!The Human Centipede est une oeuvre qui nous laisse sans voix et nous coupe le souffle pendant 90min !!Tom Six , le réalisateur nous montre un film qui nous perturbe plus pour sa violence physique mentale que horrifique(très peu de sang hormis le carnage final),..La surprise du film qu'on attend le plus , bien sur ,est l’opération, mais celle-ci ne dure que quelques minutes et dévoile peu d’images trash(on est pas dans Saw les amis..).Cependant,Le film de Mr Six nous met direct sur les nerfs,joue beaucoup sur la tension, l'ambiance chirurgicale froide montré à l'écran fiche la chair de poule.On se met vite dans la peau et la torture de ces deux jeunes filles et de ce chinois qui vont connaitre leur pire cauchemar face à un chirurgien(joué par le génial et effrayant Dieter Laser) limite nazi ,très sadique complètement perturbé..car sa gueule, son air machiavelique font déja un point élément essentiel de l'horreur de l'histoire, et son personnage ajoute même une touche d'humour très très noire par son comportement souvent grotesque.Le film reserve des moments forts qui choque( quand la victime en tête du mille-pattes, par ex, doit faire ses besoins).Ce film nous laisse véritablement de marbre par son sujet choc souvent immoral (imaginez un mille pattes fait avec des humains, traité comme un animal domestique).The Human centipede reste donc une véritable bonne petite surprise, un huit clos original vraiment terrifiant,(qui me rappelle beaucoup l'univers de Cronenberg et Haneke),la mise en scène est réussie ,les dialogues ne sont pas vraiment exceptionnelles, mais joue beaucoup avec l'ambiance et la froideur des images!les jeunes comédiens restent correct.J'en sort vraiment bouleversé, triste, même ému, pour un film totalement béton, comme quoi le cinéma d'horreur , loin des remakes nauséabonds à encore de l'avenir!Vivement la suite ;-)

 

 

 Synopsis :

Deux adolescentes américaines font un voyage en Europe et se retrouvent en panne de voiture en pleine forêt allemande. Elles trouvent refuge dans une maison isolée où vit le Docteur Heiter. Ce qu'elles sont loin de savoir, c'est que celui-ci a pour projet de créer un "Centipede Humain", c'est à dire de relier entre eux trois êtres humains par la bouche et l'anus afin d'en faire une sorte de mille pattes avec un seul tube digestif. L'horreur ne fait que commencer

 

Anecdotes :

Malgré des critiques mitigées, le film a remporté plusieurs prix dans divers festivals internationaux de film d'horreur, y compris: Meilleure photo au Fantastic Fest , d'Austin TX et du meilleur acteur ( Dieter Laser ) dans la catégorie horreur. Meilleur film au horreur screamfest LA Meilleur film au Festival de Sainte Maxime international du film d'horreur Meilleur film au Festival du film Ravenna Nightmare Meilleure distribution au Festival du Cinéma Africain du Sud Horreur Une suite , intitulée The Human Centipede II (Séquence complète) a été prévue pour les salles en 2011, avec le tournage à partir de Londres en Juin 2010. Séquence complète est censée inclure un mille-pattes composé de douze personnes.Tom Six a déclaré que le premier film sera obtenir des publics à l'idée d'un mille-pattes de l'homme, de les préparer à l'idée d'un plus graphique et inquiétant suite beaucoup plus "," étant "la première séquence« My Little Pony par rapport à la deuxième partie. " Tom Six a affirmé qu'il est de développer des idées pour une troisième partie, mais il veut voir ce qui se passera à la deuxième partie en premier. Dieter Laser est resté un caractère comme le Dr Heiter pendant le tournage. Il est resté loin des autres acteurs et membres d'équipage entre les scènes de préserver un niveau de séparation, et ne mangeaient que des aliments qu'il avait apporté sur le plateau lui-même. Laser contribué dialogue pour son caractère, et certains beaucoup de caractère Tenues son de ses vêtements personnels propres. En raison de l'inconfort de passer de longs moments sur les mains et les genoux, les acteurs jouant le mille-pattes "ont reçu des massages à la fin de chaque journée de tournage.

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Watchmen Entretien Zack Snyder  (Interwiewthek) posté le jeudi 05 mars 2009 18:50

Blog de cinethek :Tchi Tcha, Watchmen Entretien Zack Snyder

 

 

 

C'est le meilleur générique d'ouverture que j'ai jamais vu.Comment l'avez vous imaginé?


Zack Snyder : C'est une vieille idée, un peu conceptuelle que je trainais.J'ai commancé par le générique , j'ai même préfendu que je ne savais pas par où commencer alors que j'avais déjà une idée assez précise de ce que devait être le film... Le studio m'avait envoyé un scénario en précisant : « Ça s'appelle Watchmen. C'est très intéressant. Nous pensons que c'est tiré d'une bande déssiné, Cela pourrait être vraiment cool,le scénario est génial, vous devriez y jeter un coup a'œil. » Ledit scénario était vraiment bon, mais Adrian mourait à la fin et l'histoire était transposée de nos jours. . Le Dr Manhattan, par exemple, allait en Irak. En gros, ils l'avaient vidé de l'essentiel et j'ai tout de suite compris que j'allais accepter, faire le dos rond au début, avant de commencer à leur faire admettre l'idée que j'allais le faire à ma sauce.
Une fois ce processus lancé, j'ai été très direct, je leur ai dit qu'il ne pouvait s'agir en aucune façon d'un film sur la « guerre contre le terrorisme ». Cela n'avait aucun sens pour moi, cette idée d'avoir à m'exprimer sur cette guerre, d'avoir à filmer l'avis de Zack Snyder sur la politique internationale moderne. Je leur ai clairement signifié que c'était une énorme impasse et que je souhaitais me fonder sur le matériel original et le restituer le mieux possible. Je leur ai enfin lourdement expliqué que cette bande dessinée tenait un discours à l'opposé du film qu'ils souhaitaient. Mais évidemment, ils raisonnaient en termes de franchise...

Avec un film seulement interdit aux moins de 13 ans, non accompagnés...?


ZS: Tout à fait, de bout en bout

Mais ce film reste entièrement politique, non ?Tous vos films le sont d'ailleurs?


ZS : Absolument. Il s'agit sans doute du plus politique de mes trois films, du plus ouvertement politique. C'est d'ailleurs ce que je leur ai expliqué, qu'il était finalement plus politique à l'origine. J'ai dû les convaincre qu'il raisonnait trop selon l'air du temps, qu'on serait un autre commentaire bidon sur les gros titres des journaux si on suivait leur idée. L'intérêt d'une adaptation fidèle, c'est qu'elle devienne une métaphore qui a plus de résonance car elle pousse les gens à s'interroger, à se forger leur propre opinion. C'est plus puissant que moi exprimant une opinion.

Mais les films sur la guerre contre le terrorsime ont plutôt bien marché, Non?


ZS : Oui, c'est vrai. Les gens adorent. Ils sont incroyables...


Auriez vous adapté le film de la sorte sans le succés de 300?


ZS : Jamais de la vie... Enfin... Écoutez, le studio a toujours énormément soutenu le projet même après que j'ai détourné sa franchise super cool de super-héros en film d'art zarbi. Il m'a toujours soutenu depuis les discussions autour de la distribution de 300. Avec 300, on était à peu près sûr de ne s'adresser qu'à une niche de fanboys et à quelques fans de cinoche d'action.Et tout le monde pensait que l'amérique moyenne n'aimerait pas ce film sur une horde de mecs à poil et qui donne une léçon d'hitoire, que c'etait le dernier truc que les gens iraient voir"Ca ressemble à une rave de gays, ca na va jamais marcher !"je ne savais pas quoi répondre part que le film était en boîte, qu'il était ce qu'il était et qu'on ne pouvait plus vraiment le changer. Et finalement, les cadres du studio l'ont soutenu, en me donnant le bénéfice du doute, car per¬sonne en vérité ne savait quoi en penser. Je crois qu'il s'est passé un peu la même chose avec Watchmen. Je ne sais pas si ce film va rencontrer son public mais eux, ils ne savent pas exactement cerner mon film. Il s'agit, comme 300, d'autre chose. Politiquement, il est même à l'exact opposé de 300. J'espère qu'après ça, les gens ne me demanderont plus si 300 exprimait mes idées politiques et que je n'aurais plus à expliquer que 300, c'est le bouquin de Frank Miller. Il est ce qu'il est. Watchmen, c'est le bouquin d'Alan Moore et je ne vais pas censurer leurs opinions avec les miennes. Ce n'est pas en tout cas la façon dont j'avais envie de l'adapter.

Jusqu'à quel point etiez-vous impliqué sur la bande son et le choix des deux morceaux de Leonard Cohen?


ZS : ? Ouais, deux titres de Léonard Cohen, c'est cool ! Mais il s'agit exactement des morceaux ce que j'écoutais lorsque je dessinais le storyboard. La bande son vient de là, toutes les chansons que j'ai choisies.

Et les morceaux issus du milieu des années 80?


ZS : Il y en a deux comme 99 red bailoons. Un ami m'avait demandé pourquoi, je lui ai dit de lire les paroles


Parlez -nous du casting de Billy Crudup en Dr Manhattan.Qu'est-ce qui vous a convaincu chez lui?


ZS : C'est un acteur merveilleux, il a fait des performances incroyables et il possède ce calme, ce côté un peu distant qui me faisait penser à Dr Manhattan. Je lui ai un peu menti car je sais qu'il n'a pas compris tout de suite qu'il passerait tout le tournage en pyjama constellé de petites lumières. Au-delà de ça, ce qui est génial, c'est qu'un comédien apporte un plus par rapport à la BD. Il peut, par exemple, faire passer le fait que Manhattan est un personnage toujours à la limite de la tristesse. Un acteur réintroduit l'émotion qu'on perd au fil de la lecture car Watchmen est tellement hygiénique, tellement émotionnellement hygiénique.
On perçoit rarement les personnages comme des personnages en souffrance, en particulier lui, car la construction est si intellectuelle. On est constamment distraits par le fourmillement d'idées, on oubliant les personnages qui y sont rattachés. Et Billy permet de rééquilibrer ça, il a apporté une sorte de profonde tristesse à Dr Manhattan que j'ai trouvée cool. On m'a souvent objecté que la magie de cette BD, c'est les niveaux de lecture, le jeu des répétitions graphiques, qu'on peut la lire à l'envers, qu'on ne peut pas faire ça avec un film. Je rétorque qu'une bande dessinée ne peut pas vous faire pleurer.

A- T'il été plus dur de filmer 300 en studio devant des fonds verts ou Watchmen avec tout ses décors et ses effats réalisés en direct?


ZS : Je ne sais pas lequel est le plus dur. Je les appréhende plan par plan. C'est un peu comme ça que je vois les films, plan par plan, et quels que soient les outils B j'utilise pour faire fonctionner le plan. Même si nous avons tourné 300 devant s fonds verts, je m'en souviens très peu, car je devais penser en permanence aux milliers de gars en arrière plan et à la géographie des lieux. Nous avions eu l'idée d'une pré-visualisation en direct qui aurait permis d'avoir des décors sommaires sur un retour vidéo mais c'était trop coûteux, au final. Nous avons opté finalement pour une maquette des décors qui nous permettait de nous repérer. Ce fut beaucoup de galères et de plaisirs, mais la vérité, c'est que Watchmen, c'est une réalisation à une caméra, il n'y a pas de seconde équipe. Nous avons filmé un plan à la fois, méticuleusement. Chaque scène avait du concret sur lequel s'appuyer. Si nous avions le Dr Manhattan en train de serrer la main à Kennedy devant la Maison-Blanche, nous avions un coin d'herbe avec une lumière naturelle à l'extérieur. Il ne s'agit plus du tout de la même approche, mais cela ne nous a pas empêchés d'être malins et prévoyants. Par exemple, l'appartement de Rorschach et de sa mère, c'est le même décor que le logement de Moloch. Nous avions conçu ce décor pour pouvoir le reconfigurer et en faire deux espaces complètement différents.

J'ai l'impréssion aussi que vous avez plus de choses à filmer sur Watchmen que 300?


ZS : C'est vrai. Il n'y a pas de gros plans dans 300, pas de détails à relever. Ici, chaque accessoire, chaque pins, chaque sac à main, chaque parcelle de décor semble avoir une importance totalement fétichiste.

Construire le vaisseau du Hibou était par exemple indispendable?


ZS : Nous en avions besoin dans plusieurs scènes. Il se passe tellement de choses autour et à l'intérieur de ce vaisseau. Comme nous l'avions construit pour le décor du Hibou, nous nous sommes simplement dit qu'en le suspendant à des câbles, nous aurions quelque chose de moins cher et de finalement bien mieux pour les autres scènes.

QUE POUVEZ-VOUS NOUS DIRE DES COMEDIENS, LES FANS SONT INTRIGUES MAIS L'AMERIQUE MOYENNE, JUSTEMENT, RECONNAIT MOINS CES COMEDIENS. VOUS A-T-ON MIS LA PRESSION POUR ENGAGER DES ACTEURS DE PREMIER PLAN DU CALIBRE DE TOM CRUISE ?


ZS : Il y avait un peu de ça au début, cette idée de faire une version Ocean's eleven de Watchmen. Le problème, c'est qu'il y a peu de stars capables de se soumettre à un tel projet. Si vous engagez un gros poisson pour jouer Ozzy ou Rorschach, inévitablement, il va venir vous voir en suggérant une idée pour une nouvelle scène avec son personnage. Puis il vous explique qu'il a engagé un scénariste de son côté et que ce serait pas mal de lire ce qu'il a fait... Patrick était le premier avec qui on a signé. Il a un peu annoncé notre politique pour les comédiens. Les gens du studio n'était pas contents, j'ai dû leur rappeler que, avant 300, personne non plus ne connaissait vraiment Gerry Butler. Il s'agit avant tout du film et de son concept, pas d'une distribution. Ils sont par ailleurs tous formidables, ils ont tous développé quelque chose de particulier sur une base commune, un style un peu surnaturel, volontairement surjoué, comme dans un cartoon. On aurait pu faire quelque chose de complètement réaliste, mais cela n'avait pas trop de sens pour moi. On a traité la BD avec une dévotion absolue, comme si c'était un texte sacré écrit il y a trois mille ans. Il y avait beaucoup de révérence de la part des comédiens. Caria Gugino, par exemple incarne une Sally Jupiter inconcevable dans la réalité, mais c'est notre objectif, de styliser les performances, toujours à la limite, comme dans 300, cela pour conserver une énergie quelle que soit la scène et avoir toujours un commentai¬re très clair sur ce qui se passe. On aurait pu faire un commentaire très poignant et très réel sur une vieille vedette de cinéma dans son petit pavillon de Palm Springs, mais on aurait fait une version du film par Darren Aronovsly ou Paul Greengrass. Des versions probablement moins théâtrales que la nôtre, mais je préfère les films qui ont leur propre conscience, leur propre battement.

Vous avez modernisé la fin, n'est ce pas?


ZS : Je ne vais pas m'étendre sur les raisons... Je dirais que cela résulte d'abord de la nécessité de rester avec Dan, Laurie et Rorschach. Nous avons senti que nous avions besoin de prendre cette direction tout en conservant l'esprit de la fin originale.

Êtes vouss Satisfiat de la réponse que provoque le film?


ZS : Oui. J'adore quand la culture de masse ne fait pas trop ce que l'on attend d'elle. Et c'est rassurant de se dire qu'un studio a quelque part admis qu'il existe une place pour un film aussi peu conventionnel. Je pense que les gens n'ont pas trop envie de voir un autre Quatre Fantastiaues. Ils n'en peuvent plus, leur cerveau ne se laissera pas faire. Le génie de ce bouquin réside dans sa narration et son message très subversif qui, à l'époque, avec Dark knight, la BD de Frank Miller, assumait un « allez tous vous faire foutre » général. La chose inconcevable dans ce projet, c'est que ce géant de 100 millions de dollars existe sans que personne soit capable de le décrire. Si c'est une formule à succès, c'est con pour eux car ils ne pourront pas recommencer. C'est à la fois déroutant et très agréable. Ils m'ont laissé faire un film cher, difficile et ils m'ont apporté beaucoup de soutien.

EST-CE QUE C'EST LA WARNER BROS. QUI VOUS A COLLE CETTE ETIQUETTE DE « REALISATEUR VISIONNAIRE » ?


ZS : Ouais, c'est intéressant. Je me souviens même l'avoir remis en question, j'avais un peu honte. Et ils m'ont répondu sèchement que si je souhaitais les voir gar¬der leur boulot, je devrais leur faire confiance là-dessus. J'ai dit 0K... (Rire.)

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