Watchmen Entretien Zack Snyder  (Interwiewthek) posté le jeudi 05 mars 2009 18:50

 

 

 

C'est le meilleur générique d'ouverture que j'ai jamais vu.Comment l'avez vous imaginé?


Zack Snyder : C'est une vieille idée, un peu conceptuelle que je trainais.J'ai commancé par le générique , j'ai même préfendu que je ne savais pas par où commencer alors que j'avais déjà une idée assez précise de ce que devait être le film... Le studio m'avait envoyé un scénario en précisant : « Ça s'appelle Watchmen. C'est très intéressant. Nous pensons que c'est tiré d'une bande déssiné, Cela pourrait être vraiment cool,le scénario est génial, vous devriez y jeter un coup a'œil. » Ledit scénario était vraiment bon, mais Adrian mourait à la fin et l'histoire était transposée de nos jours. . Le Dr Manhattan, par exemple, allait en Irak. En gros, ils l'avaient vidé de l'essentiel et j'ai tout de suite compris que j'allais accepter, faire le dos rond au début, avant de commencer à leur faire admettre l'idée que j'allais le faire à ma sauce.
Une fois ce processus lancé, j'ai été très direct, je leur ai dit qu'il ne pouvait s'agir en aucune façon d'un film sur la « guerre contre le terrorisme ». Cela n'avait aucun sens pour moi, cette idée d'avoir à m'exprimer sur cette guerre, d'avoir à filmer l'avis de Zack Snyder sur la politique internationale moderne. Je leur ai clairement signifié que c'était une énorme impasse et que je souhaitais me fonder sur le matériel original et le restituer le mieux possible. Je leur ai enfin lourdement expliqué que cette bande dessinée tenait un discours à l'opposé du film qu'ils souhaitaient. Mais évidemment, ils raisonnaient en termes de franchise...

Avec un film seulement interdit aux moins de 13 ans, non accompagnés...?


ZS: Tout à fait, de bout en bout

Mais ce film reste entièrement politique, non ?Tous vos films le sont d'ailleurs?


ZS : Absolument. Il s'agit sans doute du plus politique de mes trois films, du plus ouvertement politique. C'est d'ailleurs ce que je leur ai expliqué, qu'il était finalement plus politique à l'origine. J'ai dû les convaincre qu'il raisonnait trop selon l'air du temps, qu'on serait un autre commentaire bidon sur les gros titres des journaux si on suivait leur idée. L'intérêt d'une adaptation fidèle, c'est qu'elle devienne une métaphore qui a plus de résonance car elle pousse les gens à s'interroger, à se forger leur propre opinion. C'est plus puissant que moi exprimant une opinion.

Mais les films sur la guerre contre le terrorsime ont plutôt bien marché, Non?


ZS : Oui, c'est vrai. Les gens adorent. Ils sont incroyables...


Auriez vous adapté le film de la sorte sans le succés de 300?


ZS : Jamais de la vie... Enfin... Écoutez, le studio a toujours énormément soutenu le projet même après que j'ai détourné sa franchise super cool de super-héros en film d'art zarbi. Il m'a toujours soutenu depuis les discussions autour de la distribution de 300. Avec 300, on était à peu près sûr de ne s'adresser qu'à une niche de fanboys et à quelques fans de cinoche d'action.Et tout le monde pensait que l'amérique moyenne n'aimerait pas ce film sur une horde de mecs à poil et qui donne une léçon d'hitoire, que c'etait le dernier truc que les gens iraient voir"Ca ressemble à une rave de gays, ca na va jamais marcher !"je ne savais pas quoi répondre part que le film était en boîte, qu'il était ce qu'il était et qu'on ne pouvait plus vraiment le changer. Et finalement, les cadres du studio l'ont soutenu, en me donnant le bénéfice du doute, car per¬sonne en vérité ne savait quoi en penser. Je crois qu'il s'est passé un peu la même chose avec Watchmen. Je ne sais pas si ce film va rencontrer son public mais eux, ils ne savent pas exactement cerner mon film. Il s'agit, comme 300, d'autre chose. Politiquement, il est même à l'exact opposé de 300. J'espère qu'après ça, les gens ne me demanderont plus si 300 exprimait mes idées politiques et que je n'aurais plus à expliquer que 300, c'est le bouquin de Frank Miller. Il est ce qu'il est. Watchmen, c'est le bouquin d'Alan Moore et je ne vais pas censurer leurs opinions avec les miennes. Ce n'est pas en tout cas la façon dont j'avais envie de l'adapter.

Jusqu'à quel point etiez-vous impliqué sur la bande son et le choix des deux morceaux de Leonard Cohen?


ZS : ? Ouais, deux titres de Léonard Cohen, c'est cool ! Mais il s'agit exactement des morceaux ce que j'écoutais lorsque je dessinais le storyboard. La bande son vient de là, toutes les chansons que j'ai choisies.

Et les morceaux issus du milieu des années 80?


ZS : Il y en a deux comme 99 red bailoons. Un ami m'avait demandé pourquoi, je lui ai dit de lire les paroles


Parlez -nous du casting de Billy Crudup en Dr Manhattan.Qu'est-ce qui vous a convaincu chez lui?


ZS : C'est un acteur merveilleux, il a fait des performances incroyables et il possède ce calme, ce côté un peu distant qui me faisait penser à Dr Manhattan. Je lui ai un peu menti car je sais qu'il n'a pas compris tout de suite qu'il passerait tout le tournage en pyjama constellé de petites lumières. Au-delà de ça, ce qui est génial, c'est qu'un comédien apporte un plus par rapport à la BD. Il peut, par exemple, faire passer le fait que Manhattan est un personnage toujours à la limite de la tristesse. Un acteur réintroduit l'émotion qu'on perd au fil de la lecture car Watchmen est tellement hygiénique, tellement émotionnellement hygiénique.
On perçoit rarement les personnages comme des personnages en souffrance, en particulier lui, car la construction est si intellectuelle. On est constamment distraits par le fourmillement d'idées, on oubliant les personnages qui y sont rattachés. Et Billy permet de rééquilibrer ça, il a apporté une sorte de profonde tristesse à Dr Manhattan que j'ai trouvée cool. On m'a souvent objecté que la magie de cette BD, c'est les niveaux de lecture, le jeu des répétitions graphiques, qu'on peut la lire à l'envers, qu'on ne peut pas faire ça avec un film. Je rétorque qu'une bande dessinée ne peut pas vous faire pleurer.

A- T'il été plus dur de filmer 300 en studio devant des fonds verts ou Watchmen avec tout ses décors et ses effats réalisés en direct?


ZS : Je ne sais pas lequel est le plus dur. Je les appréhende plan par plan. C'est un peu comme ça que je vois les films, plan par plan, et quels que soient les outils B j'utilise pour faire fonctionner le plan. Même si nous avons tourné 300 devant s fonds verts, je m'en souviens très peu, car je devais penser en permanence aux milliers de gars en arrière plan et à la géographie des lieux. Nous avions eu l'idée d'une pré-visualisation en direct qui aurait permis d'avoir des décors sommaires sur un retour vidéo mais c'était trop coûteux, au final. Nous avons opté finalement pour une maquette des décors qui nous permettait de nous repérer. Ce fut beaucoup de galères et de plaisirs, mais la vérité, c'est que Watchmen, c'est une réalisation à une caméra, il n'y a pas de seconde équipe. Nous avons filmé un plan à la fois, méticuleusement. Chaque scène avait du concret sur lequel s'appuyer. Si nous avions le Dr Manhattan en train de serrer la main à Kennedy devant la Maison-Blanche, nous avions un coin d'herbe avec une lumière naturelle à l'extérieur. Il ne s'agit plus du tout de la même approche, mais cela ne nous a pas empêchés d'être malins et prévoyants. Par exemple, l'appartement de Rorschach et de sa mère, c'est le même décor que le logement de Moloch. Nous avions conçu ce décor pour pouvoir le reconfigurer et en faire deux espaces complètement différents.

J'ai l'impréssion aussi que vous avez plus de choses à filmer sur Watchmen que 300?


ZS : C'est vrai. Il n'y a pas de gros plans dans 300, pas de détails à relever. Ici, chaque accessoire, chaque pins, chaque sac à main, chaque parcelle de décor semble avoir une importance totalement fétichiste.

Construire le vaisseau du Hibou était par exemple indispendable?


ZS : Nous en avions besoin dans plusieurs scènes. Il se passe tellement de choses autour et à l'intérieur de ce vaisseau. Comme nous l'avions construit pour le décor du Hibou, nous nous sommes simplement dit qu'en le suspendant à des câbles, nous aurions quelque chose de moins cher et de finalement bien mieux pour les autres scènes.

QUE POUVEZ-VOUS NOUS DIRE DES COMEDIENS, LES FANS SONT INTRIGUES MAIS L'AMERIQUE MOYENNE, JUSTEMENT, RECONNAIT MOINS CES COMEDIENS. VOUS A-T-ON MIS LA PRESSION POUR ENGAGER DES ACTEURS DE PREMIER PLAN DU CALIBRE DE TOM CRUISE ?


ZS : Il y avait un peu de ça au début, cette idée de faire une version Ocean's eleven de Watchmen. Le problème, c'est qu'il y a peu de stars capables de se soumettre à un tel projet. Si vous engagez un gros poisson pour jouer Ozzy ou Rorschach, inévitablement, il va venir vous voir en suggérant une idée pour une nouvelle scène avec son personnage. Puis il vous explique qu'il a engagé un scénariste de son côté et que ce serait pas mal de lire ce qu'il a fait... Patrick était le premier avec qui on a signé. Il a un peu annoncé notre politique pour les comédiens. Les gens du studio n'était pas contents, j'ai dû leur rappeler que, avant 300, personne non plus ne connaissait vraiment Gerry Butler. Il s'agit avant tout du film et de son concept, pas d'une distribution. Ils sont par ailleurs tous formidables, ils ont tous développé quelque chose de particulier sur une base commune, un style un peu surnaturel, volontairement surjoué, comme dans un cartoon. On aurait pu faire quelque chose de complètement réaliste, mais cela n'avait pas trop de sens pour moi. On a traité la BD avec une dévotion absolue, comme si c'était un texte sacré écrit il y a trois mille ans. Il y avait beaucoup de révérence de la part des comédiens. Caria Gugino, par exemple incarne une Sally Jupiter inconcevable dans la réalité, mais c'est notre objectif, de styliser les performances, toujours à la limite, comme dans 300, cela pour conserver une énergie quelle que soit la scène et avoir toujours un commentai¬re très clair sur ce qui se passe. On aurait pu faire un commentaire très poignant et très réel sur une vieille vedette de cinéma dans son petit pavillon de Palm Springs, mais on aurait fait une version du film par Darren Aronovsly ou Paul Greengrass. Des versions probablement moins théâtrales que la nôtre, mais je préfère les films qui ont leur propre conscience, leur propre battement.

Vous avez modernisé la fin, n'est ce pas?


ZS : Je ne vais pas m'étendre sur les raisons... Je dirais que cela résulte d'abord de la nécessité de rester avec Dan, Laurie et Rorschach. Nous avons senti que nous avions besoin de prendre cette direction tout en conservant l'esprit de la fin originale.

Êtes vouss Satisfiat de la réponse que provoque le film?


ZS : Oui. J'adore quand la culture de masse ne fait pas trop ce que l'on attend d'elle. Et c'est rassurant de se dire qu'un studio a quelque part admis qu'il existe une place pour un film aussi peu conventionnel. Je pense que les gens n'ont pas trop envie de voir un autre Quatre Fantastiaues. Ils n'en peuvent plus, leur cerveau ne se laissera pas faire. Le génie de ce bouquin réside dans sa narration et son message très subversif qui, à l'époque, avec Dark knight, la BD de Frank Miller, assumait un « allez tous vous faire foutre » général. La chose inconcevable dans ce projet, c'est que ce géant de 100 millions de dollars existe sans que personne soit capable de le décrire. Si c'est une formule à succès, c'est con pour eux car ils ne pourront pas recommencer. C'est à la fois déroutant et très agréable. Ils m'ont laissé faire un film cher, difficile et ils m'ont apporté beaucoup de soutien.

EST-CE QUE C'EST LA WARNER BROS. QUI VOUS A COLLE CETTE ETIQUETTE DE « REALISATEUR VISIONNAIRE » ?


ZS : Ouais, c'est intéressant. Je me souviens même l'avoir remis en question, j'avais un peu honte. Et ils m'ont répondu sèchement que si je souhaitais les voir gar¬der leur boulot, je devrais leur faire confiance là-dessus. J'ai dit 0K... (Rire.)

lien permanent

Le Joker !! Nicholson ou Ledger ?  (Cinechronik) posté le samedi 28 février 2009 00:48

Etes vous plutôt Nicholson ou Ledger ou les deux ?

Burton et Nolan ont des approches différentes de l'histoire et du personnage. 
Burton mise plutôt sur la fantaisie, il ne cherche pas le réalisme, et donc montre donc plutôt le côté exubérant (exubérance meurtrière cependant) du Joker. Là il a plutôt le rôle du bouffon qui a pété un câble. Et dans ce genre Nicholson est extraordinaire, on peut comparer sa performance à celle de Shining, dans les 2 cas c'est excessif, poussif mais aussi meurtrier. 
Quant à Nolan il aborde plus le réalisme et le psychologique. Là il montre un Joker comme un homme comme tout le monde (ayant probablement eu une vie privée comme n'importe qui), d'ailleurs il suffit de constater que dans TDK Joker se maquille le visage alors que dans le film de Burton il s'agit d'une conséquence de son accident dans le bassin toxique, ce qui prouve qu'il est un homme avant d'être le bouffon burtonien. 
Cependant ce que montre Nolan, c'est que le Joker est un homme qui a connus et subis des choses qui l'ont fait sombrer dans la psychose et on fait de lui ce psychopathe et ce sociopathe si terrifiant. Dans TDK on doit donc sentir qu'il s'agit d'une personne à part entière qui n'est pas né forcément pour tuer (contrairement au perso de Nicholson où l'on sent qu'il s'agit véritablement d'un personnage crée pour l'occase (je parle pas du film précisément là)) et du coup on peut le rapprocher fortement de Dent. 
Bref la version de Nolan se concentre profondément dans le Joker, dans l'homme, dans l'être et non plus dans le bouffon. 
Ce Joker est parfaitement crédible, ce types de personnes existent réellement, c'est ce qui le rend encore plus terrifiant mais aussi proche de nous, de notre réalité. 
Et donc par conséquent il fallait un acteur qui puisse jouer intensément dans cette gamme. Et il faut dire que Ledger est magistral, puissant et effrayant. 
Pour moi il n'y a pas de performance qui surpasse l'autre. Ils sont mêmes complémentaires je dirais car Nicholson et Ledger font du Joker LE personnage le plus marquant de tout les films estampillés Batman. 
Moi même avant d'avoir vu TDK je me disais que personne ne pouvait être aussi génial que Nicholson, pourtant je fut extrêmement et très agréablement surpris de voir que je me trompais.

 

 


lien permanent

Cesars 2009 Le palmares  (Divers) posté le samedi 28 février 2009 00:45


LE PALMARES 


Meilleur film :
- Entre les murs
- Il y a longtemps que je t'aime
- Le Premier jour du reste de ta vie
- Mesrine : l'instinct de mort / Mesrine : l'ennemi public numéro 1
- Paris
- Séraphine
- Un conte de Noël

Winner : Séraphine

Meilleure actrice :
- Kristin Scott Thomas (Il y a longtemps que je t'aime)
- Tilda Swinton (Julia)
- Catherine Frot (Le Crime est notre affaire) 
- Sylvie Testud (Sagan)
- Yolande Moreau (Séraphine)

Winner :Yolande Moreau (Séraphine)

Meilleur acteur :
- François-Xavier Demaison (Coluche, l'histoire d'un mec) 
- Albert Dupontel (Deux jours à tuer) 
- Jacques Gamblin (Le Premier jour du reste de ta vie) 
- Vincent Cassel (Mesrine : l'instinct de mort / Mesrine : l'ennemi public numéro 1) 
- Guillaume Depardieu (Versailles)

Winner : Vincent Cassel (Mesrine : l'instinct de mort / Mesrine : l'ennemi public numéro 1)


Meilleur réalisateur :
- Laurent Cantet (Entre les murs) 
- Rémi Bezançon (Le Premier jour du reste de ta vie) 
- Jean-Francois Richet (Mesrine : l'instinct de mort / Mesrine : l'ennemi public numéro 1) 
- Martin Provost (Séraphine) 
- Arnaud Desplechin (Un conte de Noël)

Winner : Jean-Francois Richet (Mesrine : l'instinct de mort / Mesrine : l'ennemi public numéro 1)

Meilleur jeune espoir féminin :
- Léa Seydoux (La Belle personne) 
- Louise Bourgoin (La Fille de Monaco) 
- Déborah François (Le Premier jour du reste de ta vie) 
- Anaïs Demoustier (Les Grandes personnes) 
- Marilou Berry (Vilaine)

Winner  éborah François (Le Premier jour du reste de ta vie)

Meilleur court métrage :
- Les Miettes
- Les Paradis perdus 
- Skhizein
- Taxi Whala 
- Une leçon particulière

Winner :- Les Miettes


Meilleurs décors :
- Faubourg 36 (Jean Rabasse) 
- Home (Ivan Niclass) 
- Les Enfants de Timpelbach (Olivier Raoux) 
- Mesrine : l'instinct de mort / Mesrine : l'ennemi public numéro 1 (Emile Ghigo)
- Séraphine (Thierry François)

Winner :Séraphine (Thierry François)

Meilleur film documentaire :
- Elle s'appelle Sabine
- J'irai dormir à Hollywood
- La Vie moderne
- Les Plages d'Agnès
- Tabarly

Winner : Les Plages d'Agnès

Meilleure musique écrite pour un film :
- Faubourg 36 (Reinhardt Wagner) 
- Il y a longtemps que je t'aime (Jean-Louis Aubert) 
- Le Premier jour du reste de ta vie (Sinclair) 
- Mesrine : l'instinct de mort / Mesrine : l'ennemi public numéro 1 (Marco Beltrami, Marcus Trumpp) 
- Séraphine (Michael Gallasso)

Winner : Séraphine (Michael Gallasso)


Meilleure photographie :
- Faubourg 36 (Tom Stern) 
- Home (Agnès Godard) 
- Mesrine : l'instinct de mort / Mesrine : l'ennemi public numéro 1 (Robert Gantz) 
- Séraphine (Laurent Brunet) 
- Un conte de Noël (Eric Gautier)

Winner : Séraphine (Laurent Brunet)

César d'honneur : Dustin Hoffman

Meilleur scénario original :
- Bienvenue chez les Ch'tis (Dany Boon, Alexandre Charlot, Franck Magnier) 
- Il y a longtemps que je t'aime (Philippe Claudel)
- Le Premier jour du reste de ta vie (Rémi Bezançon)
- Séraphine (Marc Abdelnour, Martin Provost) 
- Un conte de Noël (Emmanuel Bourdieu, Arnaud Desplechin)

Winner : Séraphine (Marc Abdelnour, Martin Provost)

Meilleurs costumes :
- Faubourg 36 (Carine Sarfati) 
- Les Femmes de l'ombre (Pierre-Jean Larroque) 
- Mesrine : l'instinct de mort / Mesrine : l'ennemi public numéro 1 (Virginie Montel) 
- Sagan (Nathalie Du Roscoat) 
- Séraphine (Madeline Fontaine)

Winner : - Séraphine (Madeline Fontaine)

Meilleur son :
- Entre les murs (Jean-Pierre Laforce, Olivier Mauvezin, Agnès Ravez) 
- Faubourg 36 (Roman Dymny, Vincent Goujon, Daniel Sobrino) 
- Mesrine : l'instinct de mort / Mesrine : l'ennemi public numéro 1 (Hervé Buirette, François Groult, Gerard Hardy, Jean Minondo, Loïc Prian, Alexandre Widmer) 
- Séraphine (Emmanuel Croset, Ingrid Ralet, Philippe Van den Driessche) 
- Un conte de Noël (Nicolas Cantin, Jean-Pierre Laforce, Sylvain Malbrant)

Winner :Mesrine : l'instinct de mort / Mesrine : l'ennemi public numéro 1 (Hervé Buirette, François Groult, Gerard Hardy, Jean Minondo, Loïc Prian, Alexandre Widmer)

Meilleure première oeuvre :
- Home
- Il y a longtemps que je t'aime
- Mascarades
- Pour elle
- Versailles

Winner :Il y a longtemps que je t'aime

Meilleure adaptation :
- Deux jours à tuer (Eric Assous, Jean Becker, François D'Epenoux) 
- Entre les murs (François Bégaudeau, Robin Campillo, Laurent Cantet) 
- La Belle personne (Christophe Honoré, Gilles Taurand) 
- Le Crime est notre affaire (François Caviglioli, Clémence De Biéville, Victoria Lafaurie) 
- Mesrine : l'instinct de mort / Mesrine : l'ennemi public numéro 1 (Abdel Raouf Dafri, Jean-Francois Richet)

Winner : Entre les murs (François Bégaudeau, Robin Campillo, Laurent Cantet)

Meilleur film étranger :
- Eldorado
- Gomorra 
- Into the Wild
- Le Silence de Lorna
- There Will Be Blood
- Two Lovers
- Valse avec Bachir

Winner : Valse avec Bachir

Meilleur acteur dans un second rôle : 
- Claude Rich (Aide-toi, le ciel t'aidera) 
- Pierre Vaneck (Deux jours à tuer) 
- Roschdy Zem (La Fille de Monaco) 
- Benjamin Biolay (Stella) 
- Jean-Paul Roussillon (Un conte de Noël)

Winner : Jean-Paul Roussillon (Un conte de Noël)

Meilleur montage :
- Entre les murs (Robin Campillo, Stéphanie Léger) 
- Le Premier jour du reste de ta vie (Sophie Reine) 
- Mesrine : l'instinct de mort / Mesrine : l'ennemi public numéro 1 (Bill Pankow et Hervé Schneid)
- Paris (Francine Sandberg)
- Un conte de Noël (Laurence Briaud)

Winner : Le Premier jour du reste de ta vie (Sophie Reine)

Meilleur jeune espoir masculin :
- Ralph Amoussou (Aide-toi, le ciel t'aidera)
- Grégoire Leprince-Ringuet (La Belle personne) 
- Marc-André Grondin (Le Premier jour du reste de ta vie) 
- Pio Marmai (Le Premier jour du reste de ta vie) 
- Laurent Capelluto (Un conte de Noël)

Winner : Marc-André Grondin (Le Premier jour du reste de ta vie)


Meilleure actrice dans un second rôle :
- Elsa Zylberstein (Il y a longtemps que je t'aime) 
- Edith Scob (L'Heure d'été) 
- Karin Viard (Paris) 
- Jeanne Balibar (Sagan) 
- Anne Consigny (Un conte de Noël)

Winner :- Elsa Zylberstein (Il y a longtemps que je t'aime)

lien permanent

Palmares Oscars 2009  (Divers) posté le lundi 23 février 2009 06:18

BEST MOTION PICTURE OF THE YEAR
Winner: Slumdog Millionaire (2008) - Christian ColsonBEST PERFORMANCE BY AN ACTOR IN A LEADING ROLE
Winner: Sean Penn for Milk (2008/I)
BEST PERFORMANCE BY AN ACTRESS IN A LEADING ROLE
Winner: Kate Winslet for The Reader (2008)
BEST ACHIEVEMENT IN DIRECTING
Winner: Danny Boyle for Slumdog Millionaire (2008)
BEST 
FOREIGN LANGUAGE FILM OF THE YEAR
Winner: Okuribito (2008)(Japan)
BEST ACHIEVEMENT IN MUSIC WRITTEN FOR MOTION PICTURES, ORIGINAL SONG
Winner: Slumdog Millionaire (2008) - A.R. Rahman, Sampooran Singh Gulzar("Jai Ho")

BEST ACHIEVEMENT IN MUSIC WRITTEN FOR MOTION PICTURES, ORIGINAL SCORE
Winner: Slumdog Millionaire (2008) - A.R. Rahman
BEST ACHIEVEMENT IN EDITING
Winner: Slumdog Millionaire (2008) - Chris Dickens
BEST ACHIEVEMENT IN SOUND
Winner: Slumdog Millionaire (2008) - Ian Tapp, Richard Pryke, Resul Pookutty
BEST ACHIEVEMENT IN SOUND EDITING
Winner: The 
Dark Knight (2008) - Richard King
BEST ACHIEVEMENT IN VISUAL EFFECTS
Winner: The Curious Case of Benjamin Button (2008) - Eric Barba, Steve Preeg, Burt Dalton, Craig Barron
BEST DOCUMENTARY, SHORT SUBJECTS
Winner: Smile Pinki (2008) - Megan Mylan
BEST DOCUMENTARY, FEATURES
Winner: Man on Wire (2008) - James Marsh, Simon Chinn
BEST PERFORMANCE BY AN ACTOR IN A SUPPORTING ROLE
Winner: Heath Ledger for The Dark Knight (2008)
BEST SHORT FILM, LIVE ACTION
Winner: Spielzeugland (2007) - Jochen Alexander Freydank

BEST ACHIEVEMENT IN CINEMATOGRAPHY
Winner: Slumdog Millionaire (2008) - Anthony Dod Mantle
BEST ACHIEVEMENT IN MAKEUP
Winner: The Curious Case of Benjamin Button (2008) - Greg Cannom
BEST ACHIEVEMENT IN COSTUME DESIGN
Winner: The Duchess (2008) - Michael O'Connor
BEST ACHIEVEMENT IN ART DIRECTION
Winner: The Curious Case of Benjamin Button (2008
) - Donald Graham Burt, Victor J. Zolfo
BEST SHORT FILM, ANIMATED
Winner: Maison en petits cubes, La (2008) - Kunio Katô
BEST ANIMATED FEATURE FILM OF THE YEAR
Winner: WALL·E (2008) - Andrew Stanton
BEST WRITING, SCREENPLAY BASED ON MATERIAL PREVIOUSLY PRODUCED OR PUBLISHED
Winner: Slumdog Millionaire (2008) - Simon Beaufoy
BEST WRITING, SCREENPLAY WRITTEN DIRECTLY FOR THE SCREEN
Winner: Milk (2008/I) - Dustin Lance Black
BEST PERFORMANCE BY AN ACTRESS IN A SUPPORTING ROLE
Winner: Penélope Cruz for Vicky Cristina Barcelona (2008

 

 

 

 

Slumdog Millionaire", était le grand favori. C'est donc sans surprise qu'il a remporté ce dimanche le prestigieux Oscar du film, portant son score à huit prix lors de la 81e cérémonie hollywoodienne.

Son réalisateur, le Britannique Danny Boyle, a également emporté celui du meilleur réalisateur.

Auparavant, le film avait déjà enlevé les trophées du scénario adapté, remis au Britannique Simon Beaufoy, de la photographie, du montage et du mixage sonore. Le film nommé dix fois a ensuite porté sa moisson à six statuettes avec l'Oscar de la musique originale et de la chanson pour "Jai Ho", décerné au compositeur indien A.R. Rahman.


lien permanent

Down by law de Jim Jarmush (1986)  (Films Cinethek Culte) posté le mardi 06 janvier 2009 00:13

 

Date de sortie : 12 Novembre 1986 

 

 

 

 

 

 

 

Deux hommes, Jack, un proxénète, et Zack, un disc-jockey, sont emprisonnés dans une cellule de Louisiane. La haine s'installe très vite entre eux. Un troisième homme, Roberto, un italien, les rejoint. Grace à lui, Jack et Zack se réconcilient et tous trois s'évadent et se cachent dans les marais avant d'être recueillis par une italienne...

 

 

scream, you scream, we all scream for ice cream

Après la Caméra d'Or de 
Stranger than Paradise, le cinéaste américain Jim Jarmuschsigne sans doute l'un de ses plus beaux films avec Down by Law en 1986.

Tourné en Louisiane, le film constitue la rencontre improbable entre trois hommes issus d'univers différents. Dans le rôle de Roberto l'italien, on retrouve Roberto Benigni, véritable tornade d'humour et de sensibilité dévastant le quotidien carcéral d'un DJ (Tom Waits) et d'un proxénète (John Lurie), emprisonnés par erreur.

 

Down by Law

 

Comme dans ses précédents films, les personnages principaux échappent à quelque chose sans savoir où aller. Dans Down by Law, le cinéaste délaisse New York pour installer son histoire dans les bayous de la Louisiane. Une fois de plus, les personnages principaux demeurent enfermés (la cellule remplace les appartements confinés dePermanent Vacation et Stranger than Paradise), ils se perdent en s'évadant mais ne savent pas où aller. Quand ils passent la nuit dans une cabane, elle est la réplique exacte de leur cellule, barreaux aux fenêtres (celle qu'avait dessinée Roberto deviendra réelle) et disposition des lits identique. Les trois Pieds-Nickelés ont beau prendre la poudre d'escampette, la prison restera malgré tout gravée en chacun d'eux. Ils reprennent inconsciemment la place qu'ils occupaient sur leur lit respectif.

 

Down by Law

 

Au bout du chemin, Roberto trouvera l'amour en la personne d'une belle italienne tenant un petit snack perdu. Ses deux compères, Jack et Zack partiront chacun de leur côté sans savoir où les mènera leur route respective. Où est l'Ouest, où est l'Est ? Avant de se séparer, ils échangeront leur veste comme après une rencontre sportive ou un affrontement en signe de respect acquis l'un envers l'autre en cours de route. Jack et Zack ne sont pas aussi éloignés qu'on peut le croire au début du film. Même leur prénom diffère d'une seule lettre. Le problème de leur mésentente provient de leur impossibilité à communiquer. Etre en présence de l'autre leur suffit mais ces deux êtres s'apprivoiseront à force de vivre ensemble. L'élément catalyseur viendra de Roberto pour qui ils se prennent finalement d'affection.

 

Jim Jarmusch réalise un film où règne le métissage des cultures. L'italien optimiste parviendra à amadouer ses deux compagnons de cellule, au départ réfractaires, et même à les faire se respecter. John Lurie et Tom Waits excellent et leur entente avec Benigni ne semble jamais feinte. C'est sans doute ce qui fait la grande réussite deDown by Law : une grande évasion constamment poétique de trois Pieds-Nickelés, livrée dans un écrin dessiné par Jim Jarmusch et photographié par Robby Müller.

 

 

Down by Law

Réalisé par Jim Jarmusch

Avec Tom WaitsJohn LurieRoberto Benigni

 

Durée : 1h46

lien permanent